Catégorie : Webmarketing

Comment se former aux technologies digitales ? [Vidéo]

Le 11 avril 2017, par Jean-Christian Rivet

Avant tout, vous devez définir votre objectif : souhaitez-vous devenir un professionnel du numérique? Ou voulez-vous simplement avoir un peu plus de culture digitale ? Selon la réponse, vous vous orienterez dans les choix des technologies et des outils à maîtriser.

Prenons un exemple illustré : dans votre entreprise, vous entreprenez des travaux pour agrandir ou rénover votre bâtiment mais vous refusez de savoir comment fonctionnent les technologies du bâtiment. Donc à chaque réunion de chantier vous avez des difficultés à échanger avec l’architecte et les artisans. Alors que si vous saviez comment fonctionne un peu leur métier, ce serait beaucoup plus facile de dialoguer avec eux…

La logique est la même pour le numérique : l’idée est donc de savoir ce que vous avez besoin de connaitre et/ou d’utiliser entre les technologies d’une part -outils et plateformes : savez-vous comment fonctionne exactement Facebook ? Connaissez-vous la différence entre un profil, une page ? Etes-vous capable de faire la publicité sur Facebook ? Et d’autre part des éléments beaucoup plus techniques : comment fonctionne une imprimante 3D ? Avez-vous déjà vu des objets connectés ? Savez-vous quel impact va avoir la robotisation sur votre entreprise ?

Pour progresser dans votre apprentissage, je vous propose 4 pistes très simples, compatibles avec tous les secteurs d’activité :

Piste 1, la formation en interne.

Quelle que soit la taille de votre entreprise, vos collaborateurs ont forcément déjà des usages et des compétences dans le numérique, que vous ne soupçonnez pas ! Il y a quelques semaines j’étais auprès d’un dirigeant qui me disait « pour les réseaux sociaux, on n’a personne en interne qui est capable de faire ça ». Ayant un petit doute, je l’ai convaincu d’organiser une réunion avec ses collaborateurs. Là, dans cette entreprise d’une dizaine de personnes, nous avons rencontré un salarié magasinier qui s’occupait de la page Facebook de son club sportif. Une page qui compte quand même un peu plus de dix mille fans ! Suite à la réunion, il a proposé au dirigeant de gérer la page Facebook de l’entreprise. Nous voyons donc que près de nous, il y a des collaborateurs ou des partenaires qui vont pouvoir faire ce qu’on appelle techniquement le revers coaching, c’est à dire avoir un coaching renversé de la part des gens qu’on a peut être nous-même l’habitude de manager mais qui vont à leur tour nous apporter des ressources.

Piste 2, la veille (la vraie !)

Quelle est la différence entre mener une « vraie » veille et une « fausse » veille ?
En fait, nous avons tous tendance à aller vers des sources assez faciles à utiliser pour faire la veille. Par exemple, en se renseignant auprès de vos pairs ou auprès des instances qui vous représentent au niveau professionnel. Donc non seulement vous aurez tendance à recycler une information mais surtout vous aurez le même éclairage que vos confrères ou vos concurrents. Je ne sais pas si vous connaissez l’histoire du bûcheron et de l’indien mais elle reflète bien cette notion de veille « autoalimentée » :

c’est un bûcheron au Canada à l’entrée de l’hiver qui coupe du bois. En rentrant il croise un indien et lui pose cette question « Vous qui êtes de la région, pensez-vous que l’hiver sera froid ? « . L’indien lui dit « Oui, oui l’hiver va être froid ». Donc il se dit « Je vais faire une deuxième tournée» et repart couper du bois. Il remplit un peu plus la remorque et repasse devant l’indien en lui demandant : « Mais vous êtes sûr que l’hiver va être froid ? ». L’indien lui répond « Ça va être un des hivers les plus froids qu’on ait eu depuis longtemps ». Alors il prend un camion à la place de sa remorque, va chercher des copains en renfort et passe une journée entière à rentrer du bois. Ils en ont un plein chargement et lorsqu’il repasse devant l’indien, le bûcheron insiste « Mais qu’est-ce qui vous fait dire que l’hiver va être très froid, vous êtes connecté avec la nature, quelque chose comme ça ? » Et l’indien le regarde avec un petit sourire en coin et lui dit « Non, non, nous on a un dicton : quand homme blanc rentre du bois, l’hiver sera froid » !

Attention donc à ne pas être dans cette situation, en train d’observer des choses qui s’autoalimentent et de vous baser sur des éléments qui tiennent plus de l’opinion ou de l’a priori que de faits réels.

Piste 3, IRL

La troisième piste est celle de la vie réelle (IRL = in real life). Si vous souhaitez approfondir vos connaissances en digital, allez rencontrer des gens qui sont dans ce métier là. En étant abonné à des blogs spécialisés sur le numérique, vous recevrez régulièrement des invitations pour des salons, des conférences, comme par exemple les rencontres nationales du numérique en Nouvelle Aquitaine, le Web2Days sur Nantes, le salons e-commerce à Paris, etc. Ce secteur fourmille d’événements où vous pourrez rencontrer des professionnels, des prestataires. Vraiment allez-y avec l’esprit le plus ouvert possible parce que c’est une formidable occasion d’échanger avec des professionnels œuvrant dans d’autres secteurs d’activité. C’est la base de l’innovation : transposer dans notre domaine une nouveauté qui existe ailleurs.

Piste 3, la formation

Et enfin le dernier point qui est, je pense, le plus important, c’est la formation. Cela fera la différence entre un amateur sur un sujet et quelqu’un qui en retirera de vraies compétences. Il y a bien sûr les formations en ligne, les MOOCS ou des plateformes, mais vous avez besoin aussi de faire des formations présentielles, d’échanger avec les formateurs et les autres participants. Ces rencontres sont toujours très riches.
A titre personnel j’ai formé environ 1000 personnes depuis le démarrage de mon activité et ce que j’ai découvert, c’est à quel point il y avait des solutions qui émergeaient des groupes de participants.

En conclusion sur ce sujet de la formation au digital, la vraie clé en fait, c’est de prendre l’habitude de se former régulièrement parce que les choses évoluent vite. Vous avez peut être déjà entendu ça, sur internet on parle en année « chien » ! Le dicton dit qu’une année pour un chien c’est 7 ans pour un homme, et effectivement, si vous regardez l’évolution des technologies et des usages, vous vous apercevez que tous les 12 à 18 mois nous avons l’impression d’avoir vécu une dizaine d’années dans le monde classique. Donc, pas besoin de se mettre la pression, l’idée est de trouver ses bonnes sources d’informations, de choisir les gens qui peuvent vous accompagner, de sélectionner des formateurs qui correspondent exactement à la philosophie de ce que vous voulez faire et de régulièrement, régulièrement, régulièrement, vous exposer à de nouvelles compétences.

 

Article rédigé par Jean-Christian RIVET Entrepreneur dans le Digital et conférencier professionnel

Dirigeant du cabinet NET-STRATEGE

 

 

Le 11 avril 2017, par Jean-Christian Rivet dans la catégorie Webmarketing