Catégorie : La Tool Box

Quelques erreurs de rédaction à éviter

Le 21 février 2017, par Claire Goutines

Il n’est pas facile de produire des écrits de qualité et de parler de soi. Dégager ses points forts, ses éléments différenciants, le bénéfice client… Tous ces éléments, le chef d’entreprise les a en tête, bien sûr, il connait parfaitement son métier. Mais il va probablement commettre quelques erreurs au moment de rédiger.

Tout le monde sait écrire et de nombreux dirigeants pensent qu’ils sont les mieux placés pour parler de leur métier et de leur activité. Parler, oui. Quand vient le moment de rédiger, l’exercice semble tout de suite plus compliqué…

Les points de vigilance :

La complaisance : Souvent passionné par son métier, le dirigeant aura tendance à l’expliquer sur le mode « description ». Pour lui, tous les aspects sont importants, il se noie dans les détails. Bien sûr, l’internaute doit pouvoir trouver des explications exhaustives, surtout si le produit est très technique. Mais pas dès la page d’accueil ou l’introduction. Petit rappel : on n’écrit pas pour soi, on s’adresse à une cible que l’on cherche à convaincre !

->Solution : prendre du recul en échangeant avec d’autres personnes. Collaborateurs, clients, fournisseurs, professionnels du web, autant d’avis internes et externes susceptibles de dégager les bons axes de communication.

La lenteur : l’internaute est le lecteur le plus pressé du monde ! Dès le haut de la page, il faut accrocher son attention et ne plus le lâcher. Pas le temps de prendre son temps, l’internaute balaye la page en moins de 15 secondes et va voir ailleurs si son intérêt n’est pas stimulé immédiatement.

->Solution : le hameçonner par un titre explicite, qui interpelle et donne envie de lire la suite (lien vers rédiger pour convaincre ?). De suite après, conforter son attention par un « chapô » (une intro au sens journalistique) qui en dit un peu plus mais pas trop…

Les répétitions : un fléau de notre époque ! Combien de phrases contenant les verbes « permettre », « gérer », « faire », « pouvoir » ? Ou encore « gestion », « activité »… Dans le vocabulaire utilisé par les collectivités, la palme revient sans doute au mot « territoires », champion toutes catégories, suivi de près par « dispositif », un mot-valise qui indique une démarche, un arrêté, une action…
Exemple : « Ce produit permet de gérer plus facilement la mise à jour des programmes et facilite l’actualisation des données. L’utilisateur peut ainsi gagner du temps. »
Ma proposition : « Ce produit facilite la mise à jour des programmes et l’actualisation des données. Ainsi, l’utilisateur gagne du temps. »

->Solution : utiliser la fonction « rechercher » de word et passer le texte au peigne fin en recherchant chaque mot susceptible de revenir trop souvent. Puis être impitoyable et éliminer les occurrences qui reviennent trop souvent. La langue française est assez riche, soit pour trouver des synonymes, soit pour modifier la tournure de phrase.

Les fautes : une évidence, et pourtant trop de textes de présentation affichent des problèmes d’orthographe impardonnables, qui éloignent les lecteurs et décrédibilisent le propos. La vraie question n’est pas d’être bon en orthographe car tout le monde fait des fautes ou des erreurs de frappe. La question est d’y prêter suffisamment d’attention !

->Solution :

1 – regarder les signaux envoyés par le traitement de texte, qui souligne en vert ou en rouge les erreurs détectées. Le logiciel a parfois tort mais il a souvent raison aussi !

2 –soumettre le texte à un correcteur d’orthographe informatique. Ne serait-ce que pour corriger les erreurs d’espace ou de majuscule, un petit « s » oublié…

3- taper le mot ou l’expression dans Google pour vérifier et ne pas hésiter à contourner la difficulté ! En cas d’incertitude, changer la phrase afin de trouver une solution satisfaisante.

4- relire, relire encore et se faire relire : un œil extérieur percute beaucoup mieux sur d’éventuelles erreurs.

Le 21 février 2017, par Claire Goutines dans la catégorie La Tool Box